Au Bourget, Mélenchon lance son programme et ses 1 069 propositions : « Nous sommes en train d'ouvrir le chemin d'un grand changement politique »
Le candidat insoumis présente au Bourget « L'Avenir en commun », sorti vendredi en librairie. Jusqu'à 20 000 personnes étaient attendues. Marine Le Pen dénonce un « projet de démantèlement de la France ».

Jean-Luc Mélenchon veut faire la démonstration de sa force. Le candidat de La France insoumise tient ce samedi un grand meeting au Parc des expositions du Bourget (Seine-Saint-Denis), au lendemain de la sortie en librairie de son programme, une nouvelle version de L'Avenir en commun qui compte 1 069 propositions.
Selon la dépêche AFP reprise par Sud Radio, la salle était pleine au démarrage, vers 15 h 30. Le mouvement annonçait 17 000 inscrits vendredi et attendait jusqu'à 20 000 personnes. Aucun chiffre de présence réelle n'a été publié à cette heure.
Nous sommes en train d'ouvrir le chemin d'un grand changement politique.
— Jean-Luc Mélenchon, au Bourget, selon franceinfo
Il a aussi lancé : « Nous ne sommes pas une foule, nous sommes une mobilisation. » Selon franceinfo, il a dit que son gouvernement, s'il était élu, « brisera les monopoles idéologiques », citant celui de Bolloré.
Une minute de silence
Le candidat a demandé une minute de silence en mémoire de Pengo Bossio Wangi, tué dans l'attentat raciste de Trappes.
Un lieu et une affiche choisis
Le Bourget a accueilli le meeting de François Hollande en janvier 2012 et le dernier meeting de premier tour de François Mitterrand en 1988, rappelle l'AFP. La nouvelle affiche reprend le slogan « Liberté, égalité, solidarité ». Pour Manuel Bompard, directeur de campagne, l'enjeu est de montrer « la force et la dynamique » de la campagne.
La riposte
Marine Le Pen dénonce un « projet de démantèlement de la France » et cible le droit du sol, le démantèlement de la BAC, la décroissance et la fermeture progressive des centrales nucléaires. Édouard Philippe critique une « vision communautariste » et une « économie administrée ». LFI répond que le RN, « c'est presque du Edouard Philippe ».
Selon les sondages cités par l'AFP, Jean-Luc Mélenchon serait en mesure de se qualifier pour le second tour, mais largement battu par Marine Le Pen. Prochaine étape : un discours sur la paix le 11 novembre à La Souterraine.


