Quatrième samedi de mobilisation : 46 000 manifestants à Paris selon la police, deux porte-parole des gilets jaunes en garde à vue
Le cortège République-Nation s'est déroulé dans le calme. À Concorde, le rassemblement interdit a tourné court. Des heurts sont signalés à Lyon, avant la conférence sociale de lundi à Matignon.

Pour le quatrième samedi d'affilée, la rue s'est de nouveau fait entendre. À Paris, la police a compté 46 000 personnes dans le cortège parti à 14 heures de la place de la République pour rejoindre Nation, contre 65 000 jeudi. Selon France 3, l'ambiance y était bon enfant. Une source citée par l'AFP attendait 60 000 manifestants dans la capitale et 130 000 à 170 000 en France.
Les mots d'ordre : la vie chère, les salaires, le Smic et, pour l'Union étudiante, l'abrogation de Parcoursup et la hausse des bourses.
Concorde interdite, deux interpellations
La coordination des gilets jaunes avait maintenu un rassemblement place de la Concorde, interdit par la préfecture de police. Seules quelques dizaines de personnes s'y sont présentées, selon franceinfo, une dizaine selon France 3.
Deux de ses figures, Benjamin Ball et Azelma Sigaux, ont été interpellées vers 14 heures aux abords de l'Assemblée nationale. France 3 et Sud Radio indiquent qu'elles ont été placées en garde à vue au commissariat du 17e arrondissement. Le motif officiel n'a pas été précisé dans les articles consultés. Elles restent présumées innocentes.
J'ai été interpellée avec mon collègue Benjamin Ball.
— Azelma Sigaux, à franceinfo
Des heurts à Lyon, un décompte national très partiel
À Lyon, où aucune manifestation n'avait été déclarée, des affrontements ont opposé manifestants et forces de l'ordre, avec usage de gaz lacrymogène, rapporte Sud Radio, qui fait état de dix interpellations.
Au niveau national, l'entourage du ministère de l'Intérieur comptait à 14 heures 7 000 manifestants sur 68 actions et 18 interpellations, et parlait d'un « net recul ». Ce chiffre, relevé en tout début de cortège, ne correspond pas à un bilan de la journée. Le dispositif restait massif : 70 000 policiers et gendarmes.
Et maintenant
Tout se joue lundi 9 novembre à Matignon. Sébastien Lecornu reçoit syndicats et patronat à 9 h 30 pour une conférence sociale sur le pouvoir d'achat, puis les représentants des lycéens et des étudiants de 15 h 30 à 17 heures. L'intersyndicale décidera ensuite des suites du mouvement.

