Midterms : les Américains votent, Trump joue le contrôle du Congrès
Les bureaux de vote ont ouvert à midi, heure de Paris, sur la côte est des États-Unis pour des élections de mi-mandat décisives pour Donald Trump. Toute la Chambre des représentants et 35 sièges de sénateurs sont en jeu. Les premiers résultats sont attendus dans la nuit en France.

Jour J aux États-Unis. Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 6 heures locales, soit midi à Paris, dans de nombreux États de la côte est, pour les élections de mi-mandat. Près de 250 millions d'électeurs sont appelés aux urnes, selon BFMTV. Et beaucoup n'ont pas attendu : près de 58 millions d'Américains ont déjà voté par anticipation, un record pour des midterms.
L'enjeu est clair : le contrôle du Congrès pour les deux dernières années du second mandat de Donald Trump. Les 435 sièges de la Chambre des représentants sont renouvelés, ainsi que 35 des 100 sièges du Sénat. Les républicains détiennent aujourd'hui la majorité dans les deux chambres, avec une marge étroite à la Chambre. S'y ajoutent des élections de gouverneurs, de juges, de shérifs et d'élus locaux.
Les démocrates favoris à la Chambre
Les sondages donnent l'avantage à l'opposition. Selon le New York Times, la cote de popularité du président est tombée à 37,5 % d'opinions favorables, son plus bas niveau. Un sondage NBC News relève que 60 % des Américains désapprouvent son action. Les démocrates sont donnés favoris pour reprendre la Chambre ; la bataille du Sénat reste plus ouverte. Une enquête du Siena College pour le New York Times place les candidats démocrates en tête dans la plupart des États disputés, dont le Texas et le Maine. Le Michigan, la Géorgie et l'Ohio sont aussi scrutés.
Le coût de la vie domine la campagne, avec la flambée des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient. Le vote des électeurs hispaniques, nombreux à avoir soutenu Donald Trump en 2024, est l'une des clés du scrutin.
Un Congrès démocrate changerait la donne : à la Chambre, l'opposition pourrait peser sur le budget et lancer des enquêtes parlementaires ; au Sénat, elle pourrait bloquer des nominations présidentielles.
Trump défend son bilan, frappes sur l'Iran
À la veille du scrutin, le président a défendu son action à Washington : « J'ai tenu plus de promesses que je n'en ai fait », a-t-il lancé, qualifiant ses adversaires d'« extrémistes ». Dans un podcast du New York Post, il s'est dit prêt à accorder des grâces préventives à ses alliés, dont Elon Musk.
Le jour du vote est aussi marqué par le dossier iranien. Selon le Wall Street Journal, les États-Unis ont mené lundi des frappes « limitées » sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz. Donald Trump a confirmé une frappe contre une infrastructure de défense antiaérienne, d'après 20 Minutes.
Côté démocrate, le gouverneur de Californie Gavin Newsom a affirmé sur France Inter que Donald Trump « va tenter de voler cette élection ». Une juge fédérale de Washington a par ailleurs interdit à l'administration de transmettre aux responsables électoraux des listes d'électeurs présumés « non citoyens », rapporte CNN cité par BFMTV.
Avortement, milliardaires : les référendums
Les électeurs se prononcent aussi sur de nombreux référendums locaux. En Californie, la « Proposition 40 » prévoit un impôt exceptionnel de 5 % sur le patrimoine des milliardaires. Le droit à l'avortement est soumis au vote dans plusieurs États, dont l'Idaho, le Nevada, la Virginie et le Missouri.
Une nuit blanche en perspective
Les bureaux fermeront progressivement d'est en ouest dans la soirée, heure américaine. Les premiers résultats tomberont donc dans la nuit de mardi à mercredi en France. Gavin Newsom l'a résumé à sa façon : si la marge des démocrates est « suffisante », Donald Trump « ne pourra pas contester cette élection ».
Mise à jour : les démocrates ont remporté le Congrès, selon les projections. Lire notre article sur les résultats.


